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Montréal, le 7 mai 2026 — Alors que le printemps bat son plein, le Centre de traumatologie de l’Hôpital de Montréal pour enfants (HME) alerte le public sur les dangers que représentent les véhicules tout-terrain (VTT) pour les enfants et les adolescents. Des données récentes du Centre de traumatologie de l’HME ont révélé une augmentation de 50 % des blessures liées aux VTT en 2025 par rapport à la moyenne annuelle de la décennie précédente.
Des patients de diverses régions font appel à notre expertise, notamment du Nord-du-Québec, de l’Estrie, des Laurentides, de Lanaudière et de la grande région de Montréal. De nombreux enfants et adolescents ont subi des traumatismes graves et, dans certains cas, qui ont bouleversé leur vie. Cette année, nous avons déjà pris en charge trois patients ayant subi des blessures graves lors de la conduite d’un VTT.
« Historiquement, les blessures liées aux VTT étaient considérées comme un problème limité aux communautés rurales ou nordiques », explique Debbie Friedman, directrice du Centre de traumatologie et du Système canadien hospitalier d’information et de recherche en prévention des traumatismes (SCHIRPT) à l’HME.
« Mais nos données, issues d’informations du SCHIRPT, montrent que les enfants et les adolescents du Grand Montréal et des régions environnantes subissent également des blessures graves. Les VTT ne sont tout simplement pas des jouets — et leur conduite par des enfants et des jeunes adolescents n’est pas sans danger. Il existe des lois spécifiques relatives à l’utilisation des VTT qui doivent être respectées et nous voulons nous assurer que le public en est conscient. »
Les types de blessures fréquemment observées chez les patients comprennent : les traumatismes crâniens, les lésions à la colonne vertébrale, les traumatismes thoraciques, abdominaux et pelviens, les blessures faciales/dentaires et les fractures des membres.
En février 2025, la Société canadienne de pédiatrie (SCP) a recommandé que les enfants de moins de 16 ans ne conduisent pas et ne soient pas passagers de véhicules hors route tels que les VTT, en invoquant leur manque de maturité physique et cognitive. La SCP souligne également que les casques et les équipements de protection peuvent réduire — mais pas empêcher — les blessures graves ou le décès, et appelle à un durcissement de la législation et à une sensibilisation accrue du public afin de réduire les dommages évitables.
« Nous adhérons pleinement à la position de la SCP », déclare Liane Fransblow, coordonnatrice de la prévention des blessures au Centre de traumatologie de l’HME. « Les VTT sont des machines puissantes et lourdes qui nécessitent la force et le jugement d’un adulte pour être conduites en toute sécurité. Les enfants et les adolescents ne sont tout simplement pas prêts à assumer cette responsabilité. Nous en constatons trop souvent les conséquences dévastatrices et elles auraient pu être évitées. »
La loi québécoise exige le port du casque, des gants et d’un équipement de protection, et fixe à 16 ans l’âge minimum pour conduire un VTT. Cependant, bien que le cadre réglementaire québécois prévoie des normes minimales claires pour l’utilisation des VTT sur les routes et les sentiers publics, en pratique, la sensibilisation à ces règles et leur application semblent rester inégales.
De plus, la législation provinciale sur les véhicules hors route ne régit pas l’utilisation des VTT sur les terrains privés, où se déroulent de nombreuses activités familiales et récréatives. Cela crée une lacune en matière de protection à un moment même où l’exposition des jeunes à ces véhicules augmente.
« Nous devons changer la perception selon laquelle ces véhicules sont un divertissement inoffensif pour les enfants », ajoute Debbie Friedman, professeure agrégée à l’Université McGill. « Les risques de blessures graves sont tout simplement trop élevés. »
Contact média
Christine Bouthillier
Coordonnatrice aux communications, Hôpital de Montréal pour enfants
514-922-5696
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